Sors, ô raclure de parasite

Je profite de purifier mon appartement pour donner des petites nouvelles!
J’ai un emploi du temps assez chargé, très intenses, et pleins de projets  sur le feu, qui frémissent et font des bulles. Ça change mais ça fait du bien ! Mon appart est un repaire de sorcière très confiné, ce qui fait qu’il s’encrasse très vite, physiquement comme énergétiquement. Sommeil difficile, impression de lourdeur dans l’air, mauvaise odeur, flemme dès que je rentre à l’appart, voire ne plus avoir envie de rentrer : ce sont des petits signes qui te disent « Sorcière, ton foyer a besoin d’un coup de balai. »P1220380

J’avais du temps cet après-midi (miracle),    alors ni une, ni deux, j’ai saisi mes branches de ronces pour les plonger dans une flamme. Une fumée âcre de bois brûlé s’est dégagé dans la pièce, et j’ai pu commencer à tourner dans les pièces, dans le sens de la Lune, en récitant des prières, ou parfois en lançant des jurons, pour nettoyer l’espace. La ronce est traditionnellement brulée dans un espace pour purifier un lieu, une personne et faire partir les énergies parasites, non voulues. J’ai insisté sur ma porte, sur laquelle j’ai accroché un petit oeil de verre bleu, apotropaïque. La fumée a joué entre les poutres, s’insinuant entre les branches du bouquet de millepertuis que je laisse accroché au plafond, a léché les crânes qui sèchent et patientent sur le rebord de ma fenêtre, que j’ai récolté le week end dernier, en baie du Mont Saint Michel.

Je suis revenu quelques jours dans ma Bretagne, pour voir ma famille et mes amis, et passer un moment hyggelig. J’ai été très touché, en retournant me promener dans mes petits coins de nature habituels, que les esprits se souvenaient de moi, et semblaient content de me revoir. J’ai caressé les arbres, dont la mousse ne m’a jamais paru aussi douce et chaleureuse, le petit vent frémissait de plaisir, et les merles ont chanté. Que du plaisir ! Et en allant dans la baie, j’ai trouvé quelques ossements sympa, un crâne de mouton, encore, et un crâne de lièvre, encore recouvert de sa fourrure. Je m’occuperai de son cas dès que j’aurais deux minutes.P1220382P1220384

Les ronces se sont éteintes, et j’ai mis sur le feu un smudge de romarin. Je lui ai prié d’installer dans mon appartement des ondes bénéfiques et claires, incitant à la créativité, à la sérénité et à l’amour. Sa fumée était forte, vive et son odeur si bonne ! J’ai laissé un bol de riz blanc sur le rebord de ma fenêtre, pour les esprits de dehors

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Les petites araignées de mon appartement, avec lesquelles je cohabite dans la bonne entente n’ont évidement pas trop aimé la fumée, mais elles continuent de faire leur job : manger des moucherons, et porter chance.

Et si ce n’est pas suffisant (parce que c’est une purification assez légère), je sortirais l’artillerie lourde : le masque du Démon Paon, l’eau salée, l’encens en grain, quelques chansons de Wardrunna et la baguette ! Na !  Enfin rien que le fait que d’avoir écrit cet article prouve que la flemme a disparu.

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Le repaire de sorcière

Je comptais à la base poster un article de dépressif sur le bilan de mon été, lourd, sinistre et boulifiant, et puis comme ma journée a été très chouette, que la plupart de mes journées sont très chouettes depuis que je vis à Orléans, j’ai décidé de vous épargner.

Mon appartement dans le centre est très sympa, so witchy ! J’ai pu pratiquer un premier rituel dedans, mais alors du genre lourd, avec un cercle tracé à la craie, plein d’offrandes, des formules magiques … Le genre de rituel qu’il m’était impossible de faire depuis des années, quand je ne vivais pas seul. Je découvre avec allégresse les joies de pratiquer tranquillement, sans colocataire à prendre en compte. Et je comprends aussi pourquoi tout ce temps ma pratique était assez restreinte.

Concrètement, je peux danser, pratiquer, chanter complétement nu (en fait c’est génial !), faire bruler toutes les plantes que je veux sans que j’ai la réflexion « c’est quoi ta chnouffe encore ?! » , pratiquer au beau milieu de la nuit, ensorceler les chats de mes voisins, accomplir des rituels qui nécessitent des choses socialement étranges (genre laisser pourrir des trucs sur le rebord de la fenêtre, stocker des cœurs de dinde dans mon réfrigérateur, me badigeonner le corps de substances louches, laisser macérer des ingrédients douteux dans des pots…)  Le pied. NUNO DECOUVRE LA LIBERTE. WOOT WOOT.

Le but pour moi, pour cette nuit sans lune et la période de lune croissante qui va suivre, va être de bosser sur mon appart. Il est vieux, pas droit, plein de poutres, et surtout a un bon potentiel pour devenir un véritable repaire de sorcière ! Donc mon objectif sera de créer une bonne protection autour après l’avoir purifié, trouver un moyen d’utiliser les vibrations des poutres (parce qu’elles dépotent en général les poutres, donc autant bien les utiliser, plutôt qu’elles ne deviennent des gros barrages énergétiques comme souvent). J’ai aussi utilisé la magie des miroirs, redoutables outils, pour protéger ma maison

Mon autel est très chouette. J’ai accroché mes petits crânes adorés, pour veiller sur moi. Quelques grosses bougies, un pichet rempli de smugdes divers, et deux trois bricoles magiques.

Venez donc prendre le thé 🙂

C’est comme une trousse de maquillage mais avec des os.

Le troisième thème du projet SYLPHE était de parler de son sac de sorcière. Outre faire un étalage  pompeux de nos petites merveilles magiques, tel un concours de tunning, le but était aussi de présenter un peu ses basiques, ses outils fétiches. Alors cette fois, au lieu de fouiller dans le sac des dames, nous fouillons dans le sac des sorcières !

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Mon attirail tient dans cette sacoche de médecin. Je ne l’utilise pas que pour ça, donc il n’est pas dédié à mes activités de sorcièron, mais en général quand je le prends et en sors des fioles d’huile et de des sachets d’encens, ça fait son petit effet. C’est un cadeau de ma mère, elle l’avait depuis très longtemps, et savait que je louchais dessus depuis des années. Il est en cuir rigide, solide, sa bandoulière est un petit bricolage : une cravate ! Bon à l’intérieur, ce n’est pas aussi bien rangé que dans le coffre de Lyra, mais je peux me déplacer avec assez aisément.

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Le contenu du sac est variable, et dépend des besoins, mais voici un petit aperçu ! (Notez le photobombing de mes grands pieds de lépanthrope)

  • Des smudges ! Oui encore et toujours. Thuya, sauge, romarin pour des usages différents. C’est pratique et simple. Je vous renvoie à un article sur leur utilisation et une sélection de plantes pour les faire : Mon kit de fumigation.
  • De l’armoise broyée et une pipe, que je fume soit lorsque je vais pratiquer une divination, soit pour purifier des outils, ou comme offrande à certains esprits.
  • Un baume thaïlandais aux huiles essentielles, l’équivalent du baume du tigre, c’est toujours utile.
  • Un onguent stimulant de ma création, pour les petits voyages astraux, la divination, les rituels, à base d’armoises et de sauge.
  • Une boussole pour trouver le nord.
  • Mes petits dés en os que j’ai trouvé en Suède. C’est toujours pratique d’avoir des dés sur soi je trouve, ne serait ce que pour parier des idioties.
  • Une boite en fer contenant tous mes échantillons d’encens (et des charbons pour les bruler. Ne pas oublier le feu). C’est une mine d’or en fait, puisqu’il y a là tous mes mélanges perso, mes recettes secrètes (ainsi que de la sève de pin brute, du benjoin et de la myrrhe). C’est top secret coquin. Mais vous pouvez retrouver quelques encens personnels dans la catégorie Recettes
  • Une fiole de mon huile magique, pour les onctions, les bénédictions ..
  • Un agglomérat de quartz blanc, que je trouve sur les plage. On l’utilise pour recharger et purifier certaines pierres. J’ai aussi une coquille Saint-Jacques pour purifier les objets.
  • Une boite d’encens en bâton tibétain ! Cet encens est une merveille, qui sent fort et puissamment le bois. Il est brulé pour calmer le stress et les tension, peut être écrasé en poudre et mélangé à de l’huile de sésame pour faire des massage. Il est aussi brulé en haute montagne quand l’oxygène commence à manquer.
  • Une chandelle et un petit bougeoir en céramique.
  • Des POSCA. Ce sont des marqueurs-peinture tout support, pour tracer des symboles magiques sur les pierres, le corps, les objets, les murs … Et des craies, pour le même usage.
  • En général un petit carnet pour écrire les expériences, les ressentis et certains rituels, mais je le paume tout le temps.
  • Et bien sûr mon oracle et sa nappe brodée : pour jeter les os et les pierres n’importe où ! Un article plus détaillé dessus ici (clic clic)!

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J’ai aussi souvent une petite fiole contenant un alcool ou du lait miellé pour les offrandes, pour les plantes que je récolte, les gardiens des forêts ou les amis qui ont un coup de blues. Voilà à peu près ce qui constitue mon sac de sorcière. C’est une base. Personnellement je suis rassuré d’avoir des fumées, des encens, des onguents à disposition alors que d’autres se contentent de leurs énergie et intention. Je me fie à ma capacité de m’adapter et j’utilise aussi ce qu’il y a sur place pour pratiquer (même la vinaigrette !)

 

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Nous étions 15 matelots sur le coffre du mort, Yo-ho-ho, et une bouteille de rhum ! par Lyra

Le Sac de Prêtresse par Rhi-Peann

Prémices d’un witch bag par Waldatura

Dans les poches d’un sorciéron par Aranna

Boîtes à malice, boîtes à maléfices… par Musheart

En vrac ! par Brume Follet

Rangement mobile à vertu pratique, par nemn’

Des nouvelles

AleranIl tombe un peu comme un cheveux sur la soupe, mais j’en suis très fier. Aleran, 21×29.7 cm, Pigmentliner et Promarker.

Bonjour toi ! Ça fait un petit moment que je n’ai posté mot ici, mais oui mais tu me pardonneras parce que mon MOOD 1, c’est un état d’esprit qui est resté un moment, donc je n’avais pas grand chose à ajouter. Mais comme je suis bon et généreux, et surtout que j’aime raconter ma vie ici, je viens donner des nouvelles, et la bise.

Je suis allé quelques jours dans le Morbihan, pour enfin me baigner ! Ben oui, je n’avais pas pu avant, à cause des mes exams ou de mon tatouage en cicatrisation. Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas plonger dans la Mer, en tout cas celle de Quiberon, que je ne savais même plus comment faire. La mer sans forme change souvent d’humeur, et je ne savais pas vraiment comment me comporter. Il y a plusieurs esprits dans la Mer je pense : la Manche n’a rien à voir avec le Golfe du Morbihan, ou encore de la Côte de Nacre, et j’ai remarqué que chaque mer se comporte différemment et à un « tempérament » différent. La Manche me baigne depuis ma plus lointaine enfance, et m’accueille toujours à bras ouvert, je ressens toujours beaucoup d’amour, de simplicité, de facilité à l’approcher (même quand elle rugit et s’enroule dangereusement) . Je ressens la même chose pour certains coins du Morbihan, bien que la Mer soit si différente. Et voilà, il y a certaines nouvelles plages qu’une mer inconnue ou peu connue vient caresser, que l’on ne sait pas toujours approcher.

La fête de la Musique était très sympa sur le port. Vannes est définitivement une très belle ville, très vivante. Une bière au Buveur de Lune, et nous avons déambulé dans les rues, milles musiques dans nos oreilles. Je n’ai pas vraiment fêté le Solstice d’été, ou très intimement, en offrant aux esprits de mon autel des roses fraiches, l’eau claire et de la fumée de sauge. Pour les Esprits de la Nuit, que je retrouve souvent en été avec une joie teintée de trouble, j’ai allumé un cigare. J’ai aussi réussi à me bruler la gorge et m’étouffer en buvant de l’absinthe ramenée d’Espagne par ma mère (non je l’ai pas bue pure ! C’est juste une goutte que j’ai trop goulument léchée) !

Hier soir, je suis allé prier les pouvoirs du Soleil encore chaud dans le pré où a été allumé le Feu de la Saint Jean. Il n’y reste qu’un grand poteau carbonisé dressé vers le ciel, auréolé de cendres et de braises noires. J’en ramasserai quelque unes, elles sont sensées porter bonheur et écarter le mal. J’ai reçu hier une chaine en argent que m’a offert mon père. Il l’a patiné lui-même parce qu’il la trouvait trop « bling bling ». Elle est toute belle et je suis très heureux, parce c’est ma première chaine d’argent, et elle est tellement belle, un peu à l’ancienne. Je la bénirai à la lumière de la prochaine Pleine Lune, et j’y ferais pendre ma fidèle amulette-médaille qui ne me quitte que rarement.

Je n’arrête pas de dessiner ces jours-ci, je suis pris d’une inspiration et d’une aisance qui tombe très bien !  D’ailleurs pour ceux qui ne le savent pas, j’ai ouvert un blog artistique, avec mes dessins, mes créations, et sûrement d’autres bêtises. C’est ici : PHARAMIQUE

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Du nouveau pour le projet SYLPHE ! On vous prépare des petits articles bien chouettes, mais pour l’instant, tu ne peux que trépigner d’impatience, coquin !

Imbolc du matin

J’étais à Caen ce week end, je n’ai donc pas pu fêter Imbolc rituellement, même si l’énorme orgie familiale de raclette, de crêpes et de pâtisseries de dimanche était  en soi une célébration. Ce matin j’ai ressenti le besoin de célébrer intimement la douce lumière de Brigid qui venait lécher la vitre de ma chambre. En me levant, j’ai ouvert les volets, pris un petit temps pour souffler et j’ai récité la Bénédiction de Brigit, tirée du Carmina Gadelica (un recueil de formules et de charmes écossais )

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Après le petit déjeuner, je me suis mis au boulot ! J’ai brulé de la Ronce, traditionnellement brulée par les sorcières pour bannir la négativité et les mauvais génies. Toute ma chambre a été imprégnée de fumée épaisse et âcre, au notes de feu de bois, tandis que j’ordonnais aux mauvaises poussières de quitter sur le champ ce lieu qu’elles avaient déjà trop hanté, par la force de la ronce, par la Lumière de Brigid et par ma parole. La fumée s’est échappée par la fenêtre ouverte.

J’ai alors allumé un encens à la rose, sucré et doux. J’étais à la fenêtre, en train de prier en souriant que les bons esprits suivent cette douce odeur et viennent à moi. J’ai d’un coup été emplis de joie, je souriais bêtement, et ma voix était rieuse, sans que je sache pourquoi. J’ai vu ma voisine par la fenêtre, caressant un chat du quartier, et ce spectacle banal m’a emplit de bonheur. C »est bon, les bonnes vibrations étaient visiblement là. J’ai laissé sur l’autel un verre de lait au miel, auquel j’ai ajouté une cuillère d’un parfum que j’ai fabriqué à base de rose, de clous de girofle et de racines d’iris. Le lait sentait le chaï tea, et je n’ai pas pu m’empêcher d’en boire une gorgée. Que de douceurs !  J’ai prié Brigid de me donner l’inspiration et la créativité dans tout ce que j’entreprenais pour cette nouvelle année.

Sinon sinon, quelques petites nouvelles : Ce week-end donc j’étais à Caen, en visite chez ma famille. Je suis allé au musée des Beaux Arts, pour dessiner et m’entrainer au dessin d’observation. Et le soir, je suis allé chez un antiquaire brocanteur. J’ai toujours adoré ces lieux où les vieux objets et les vieux meubles s’empilent. Je me plais dans leur poussière et leur histoire. C’est dans les brocantes que j’ai beaucoup de visions et d’idées nouvelles : il s’agit d’écouter ce que les vieux objets ont à nous raconter. On voit des scènes tellement improbables : des labyrinthes d’armoires et de commodes, des trentaines de miroirs accrochés qui vous reflètent chaque fois différemment … C’est justement dans les miroirs que l’on m’a chuchoté l’idée de placer un miroir sur mon autel. Je ne sais pas pourquoi, mais cela m’a tout de suite semblé couler de source. J’ai donc placé mon miroir de divination trouvé chez un antiquaire lui aussi au centre. On verra bien ce que ça va donner.

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L’autre jour, le facteur m’a apporté une petite merveille très witchy : une peau de crapaud ! Je bavais dessus depuis quelque temps, m’étant informé sur la race, la provenance de ces batraciens et l’éthique de la boutique, et j’ai finalement craqué. C’est une peau de Bufo Marinus, une espèce qui pullule et devient nuisible. Leur peau produit une substance toxique, la bufotoxine, qui protège le crapaud de pas mal d’animaux. L’homme n’a pas grand chose à craindre, sauf quelques hallucinations s’il l’ingère. D’où embrasser le crapaud dans les contes, qui fait croire aux princesses qu’un prince sexy apparait. Elle est plus petite que je ne le pensais, je ne sais donc pas exactement ce que je vais faire avec, mais je sais en tout cas qu’avant la prochaine pleine Lune, un fétiche sortira de tout ça !

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Et dernière new (qui n’est plus vraiment d’actualité, mais j’avais envie d’en parler), et après j’arrête de vous embêter, si vous avez lu le dernier numéro de Lune Bleue qui est sorti il y a peu, vous avec surement lu l’interview de Branovalos Duxtir, la fondatrice du coven Ignis Daemonis (voici leur site) ! Et bien je suis très fier, parce que non seulement j’aime les traditions que suit ce coven (et que sa fondatrice est cool), mais en plus, c’est moi qui ai dessiné leur bannière ! Je suis Joie et Allégresse, de retrouver ma création sur le magazine 😀

Sur cette petite note d’autosatisfaction, je vous souhaite un joyeux Imbolc en retard!

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En Suède je trouvai des objets de pouvoir

Je suis parti une semaine en Suède pendant les vacances. Une amie m’avait appelé cet été pour me demander : « Dis, ça te dis de partir en Suède avec moi ? ». J’avais dansé comme un korrigan euphorique dans le jardin, en criant de joie. Et puis on est parti, sans s’en apercevoir. Sans s’en rendre compte. Je n’ai pas envie de raconter les détails de mon voyage ici, mais je voulais quand même partager mes trouvailles avec vous !
J’ai en effet trouvé là-bas quelques petits objets magiques du pays des Vikings qui ont fait frémir mon cœur de sorcier ! Des choses très « primitives » pour un sorcier « primitif », comme un ami m’a qualifié HAHAHA


J’ai d’abord craqué pour une petite bourse de cuir contenant trois dés en os faits main. J’ai tout de suite senti que je pourrais en faire un outil de divination. Reste à savoir quelle technique appliquer pour avoir des résultats convaincants. Les premiers jets avec Egregius ont été un peu … balbutiants. Mais j’aime le fait qu’ils soient en os, cela leur une dimension tout à fait mystique. En plus d’aider à diviner avec les défunts, ça fait son petit effet de sortir ses dés en os dans une soirée où coule l’hydromel.

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J’ai aussi trouvé un magnifique peigne en corne. Je me suis senti tellement attiré par cet objet dans la boutique d’artisanat. C’est pas que j’ai besoin de peigne, pour le peu de cheveux que j’ai, mais j’ai tout de suite pensé aux peignes des chamans inuit, qu’ils utilisent pour peigner les cheveux de Sedna lors de leurs voyages sous la mer, pour délivrer les créatures aquatiques des nœuds chevelus de la divinité. La légende de Sedna est une des premières que j’ai entendu, elle m’a toujours fasciné. Et puis je pensais aussi aux sirènes en l’achetant, une autre fascination … Il parait que les peignes sont utilisés pour invoquer des esprits de la sphère vénusienne, m’a dit Egregius. Quoi qu’il en soit, j’ai toujours adoré les peignes, magiques ou pas.

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Voilà des années ( le début de ma pratique en fait) que je cherche un athamé, un couteau rituel de sorcière. C’est un peu l’outil qui m’a toujours posé problème, que je n’ai jamais trouvé ni assumé. Mais l’usage d’un athamé commençait tout de même à me manquer, et je suis depuis longtemps près à en utiliser un. Et c’est en Suède que je l’ai trouvé. Je ne pense pas que ce sera le couteau de ma vie, mais pour l’instant, je l’aime. C’est un couteau viking, tout à fait traditionnel, en acier. J’ai toujours adoré cette forme de couteau, loin de l’athamé traditionnel au manche noir et à la garde perpendiculaire. J’ai bien conscience que je ne pourrais pas accomplir les mêmes travaux avec ce genre de forme ( je vais pouvoir trancher, tracer, mais difficilement charger ou transférer l’énergie). Bah, je m’en suis sorti jusqu’à présent !
Je compte bien lui réserver une belle consécration, le planter dans la terre pour le présenter aux divinités chtoniennes, le lever vers le ciel pour le montrer aux dieux célestes, cracher dessus et le passer à l’encens et à l’alcool… j’en salive déjà !

Dans un moment de folie, après la déception de ne pas avoir pu me faire tatouer par un artiste suédois génial, je me suis vengé en achetant une peau de rennes. Il faut savoir qu’en Suède, surtout dans le nord du pays, en Laponie, les rennes sont domestiqués et élevés depuis bien longtemps par les hommes. Il est donc très fréquent à Stockholm de trouver des peaux de rennes (qui je précise ne sont pas tués que pour leur fourrure mais surtout pour leur viande). J’ai été accompagné durant tout mon séjour par le Rennes, le guide animal de ma sœur qu’elle m’a prêter pour veiller sur moi pendant mon voyage. J’ai été très séduit par sa médecine, par son pouvoir. La peau semblait m’attendre dans cette boutique. C’était la dernière, qui attendait là. Le vendeur avait l’air heureux de me la vendre. Je pense que cette fourrure va devenir un incroyable outil pour ma pratique animiste ou magique. Je me vois déjà voyager entre les mondes, allongé sur la fourrure grise du Rennes qui me guidera, m’aligner avec lui, bénir certains objets sur la peau … J’y tient énormément. J’attendrais la Pleine Lune pour le consacrer, pour remercier l’animal à qui appartenait cette peau ( je sens que cette Pleine Lune va être chargée ..)

J’ai aussi trouvé des boucles d’oreilles de guedin, en papier mâché peint à la main, pas du tout suédois avec le Lapin d’Alice au Pays des Merveilles ! J’ai aussi rapporté une Trollcross, une amulette typiquement suédoise en fer forgé, que l’on accroche dans les maisons, les étables ou que l’on porte sur soi, pour repousser les vilains trolls et les sorts (je l’ai offert à une amie, mais je garde le motif, il me plait bien ! )

Lune scintillante, encens, crâne, fascinante bague

Quelle magnifique Lune ! Elle est tellement brillante, ce soir encore ! Elle a réveillé mes envie de magie et de sorcellerie, mes désirs d’encens et de fumées. Diane hante mes absences en ce moment, quand je suis dans la lune, que je ne réfléchis plus, je vois Diane, ou je ressens sa force. Je crois la voir chasser dans les bois, accompagnée de milles bêtes … Je tenterais de m’en approcher un peu plus.

En cette pluvieuse journée, j’ai décidé de faire un encens. Cela faisait longtemps n’est-ce pas ? Un encens en vrac très simple, seulement 4 ingrédients, mais avec des essences très personnelles, que j’utilise pour bénir. Le bourgeon de peuplier, le thuya, la rose et la sève de pin. J’ai retrouvé le peuplier avec joie, car je ne l’avais plus utilisé depuis longtemps. Je suis toujours complètement fasciné par l’odeur doucereuse de sa sève. J’ai broyé et mélanger tous les ingrédients. J’ajouterai surement un peu de bon miel pour lier le tout.

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J’ai pu tester tout de suite mon encens car un petit travail de psychopompe m’attendais. Je vous parlais l’autre jour de mon lieu de pouvoir, dans la baie du Mont Saint Michel, où j’ai rencontré le Green Man. J’ai trouvé là-bas un crâne de mouton, à moitié enseveli sous la tangue grise. Je l’ai récupérer, je l’ai nettoyé, blanchit bien qu’il reste encore un peu teinté par la vase. Je referais un deuxième lavage. Le beau crâne a trôné dans la cuisine pendant un moment, et tandis que je cuisais des pâtes, il bouillait dans un gros fait-tout juste à côté. On ne me refera pas !

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Je sentais que quelques résidus de mémoires ou d’énergies étaient encore sur le crâne, le tout était un peu brouillé. Rien de bien méchant, mais je tenais à honorer l’esprit du mouton à qui appartenait ce crâne et à apaiser les choses. J’ai donc enfumé le crâne avec mon mélange d’encens sous une bougie blanche, pour la paix du défunt mouton et sur un lit de cyprès, l’arbre du deuil. Les volutes s’échappaient de tous les orifices de l’os, emportant avec elles les poussières. J’ai chanté, j’ai prié.

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Et puis, petit trouvaille merveilleuse de cette pleine Lune : je me baladais avec une sorcière wiccaine  de Paris dans Rennes, à la recherche d’un bijou magique. Je pensais trouver un pendentif avec une pierre, qui aurait pu être un joyau de fascination, quelque chose dans ce genre. je suis allez fouiller à mes bonnes adresse (La Maison du Cachemire), j’ai cherché en vain ce fameux collier. Et finalement, c’est une bague d’argent qui m’a troublée. Je voulais quelque chose de vénusien, un peu troublant, mais cette bague m’a carrément choqué ! J’ai foncé dessus tel un faucon en chasse ! Petite purification sur un agglomérat de quartz blanc, et j’attendrai la Nouvelle Lune pour une consécration un peu dark (je marche mieux avec la Nouvelle Lune !)

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Affaires sorcières sous les toits des vieilles rues

Définitivement rentré, j’ai profité des quelques jours avant ma prérentrée pour revoir mes amis qui m’ont tant manqué pendant ces longs mois. Et bonne surprise, il y avait du boulot magique à accomplir ! « Les affaires reprennent » me suis-je dis. C’est toujours très agréable que les amis demandent des rituels et de la magie, comme s’ils demandaient un service comme un autre, simplement. Affaire magique du jour : Purifier le nouvel appartement de Maud et Raph.

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J’ai donc pointé le bout de mon chapeau pointu dans une vieille rue de Rennes, une rue comme je les aime, toute tordue, avec des pans de bois, de l’animation, des couleurs délavées … A mon épaule droit pendait la sacoche de médecine de cuir que m’a offert ma mère il y a quelques années, remplie de petits trésors magiques pour ritualiser en conséquence : encens purificateur (fait maison), smudge de Thuya, ma pipe en ébène, ma pierre trouée, des marqueurs, et bien sûr une bouteille de Calva, fameux alcool normand à base de pommes. Bon, le dernier c’était surtout un cadeau pour Egregius, qui bien sûr en ce soir de nouvelle Lune et de magie était de la partie !

Après avoir trinqué et nous être gavés de makis faits maison, nous avons commencé les rituels. Nous étions six à participer à la purification de l’adorable appartement de Raph et Maud, tout beau, tout tordu, tout plein de vieilles poutres, de cheminées, de pans de bois !

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J’ai vraiment apprécié d’accomplir ce rituel en groupe, moi le sorcier solitaire ! Egregius et moi avons deux manières différentes de pratiquer, et donc des habitudes et des tours de passe passe différents. Conjuguer nos deux magies était vraiment enrichissant, étant donné que nous partageons au moins une chose en magie : la simplicité. Nous avons planifié les étapes du rite ensemble, ajoutant chacun nos savoirs, nos astuces.

  • Faire les poussières : Un rite de James, pour se débarrasser des poussières, des mauvaises énergies accrochées à notre aura. Les poussières sont ensuite balayées vers la porte.

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  • La Bénédiction de l’eau : Une bénédiction que Mayi m’avait apprise et que j’utilise toujours. Avec de l’eau bénite, nous avons mouillé nos yeux (pour mieux voir), notre nez (pour mieux sentir), nos oreilles (pour mieux entendre), notre bouche (pour mieux parler), notre cœur (pour mieux aimer). Un rite pour se nettoyer et bénir nos sens, pour être plus alerte et mieux ressentir les choses.
  • Tracé des sigils : Au marqueur, nous avons tracé sur nos bras des symboles guerriers pour combattre les mauvaises énergies (épées, flèches, runes…) ainsi que des symboles d’amour et de purification sur les bras de ceux qui purifieraient ensuite avec l’eau.
  • Repérages : Une fois les sigils tracés, tout le monde a pu évoluer dans l’appartement, pour le ressentir, sentir ses énergies et les endroits les plus chargés en mauvais souvenirs, énergies pour pouvoir travailler plus précisément dessus. Nous avons tous ressenti des endroits « chargés », des poutres, des murs …

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  • La procession : Pour nettoyer globalement l’appartement, nous avons fait une sorte de procession où chacun avait son rôle. Je suis passé en premier, et j’ai insisté pour m’occuper de l’encens (je me sens si bien avec ce qui brule ! et cet encens fait il y a quelques années est toujours aussi vigoureux !). Passait ensuite Raphaël, qui sonnait le bol tibétain. Maud et Quentin eux, aspergeaient les mur avec l’eau bénite salé, et James terminait la procession en expirant du tabac sur les murs et les poutres pour les bénir. Nous avons fait le tour de l’appartement dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en passant dans chaque pièce.

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  • Fermeture : J’ai « scellé » les fenêtres et la porte d’entrée à l’eau salée en priant pour qu’elles refoulent toutes les mauvaises intentions qui voudraient rentrer.
  • Offrande : Maud et Raphaël ont ensuite laissé une offrande d’alcool et de pain à l’âme de la maison, sur le seuil, pour lui rendre hommage. (Avec un mug rose, « parce que c’est la couleur de l’amour »)

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C’était un chouette rituel, très détendu ! J’ai adoré être entouré de ces formidables personnes pour partager ce moment de magie et d’amour. Prochaine étape, un charme pour éloigner les pigeons !

Ma préparation pour un rituel

P1160495Un minimum de préparation en amont :

Je suis un vrai partisan de la spontanéité et de l’intuition. Je n’aime pas me conditionner dans des rituels tout préparés, à la virgule près, à la bougie près. Je fais en général avec ce que j’ai, donc je n’irai pas acheter de l’opoponax si je peux utiliser du local à la place. MAIS, un bon rituel nécessite un minimum de préparation. Ne serait-ce que pour savoir quand et comment le faire. Il faut prévoir le jour, la phase lunaire, les heures planétaires (personnellement je ne me suis jamais soucié de ces dernières) dans le meilleurs des cas et lorsque l’on a le temps de voir tout cela venir (il y a parfois des urgences qui n’attendent pas la pleine lune). Pour le rituel lui-même, il y a quand même quelques points qu’il faut que je prépare:

  • Le matériel, s’il y en a besoin (parfois une bougie peut suffire, et d’autres fois la liste est un peu plus élaborée. Et en général, j’ai besoin d’avoir des représentations physiques, donc il y a souvent pas mal de matériel). Penser à tout réunir (sans oublier les allumettes, ou un bol pour verser son offrande par exemple, je genre de petit oubli dont on ne se rend compte qu’au moment où il pose problème), et à la limite comme je suis terriblement étourdi, faire une check list. Penser aux offrandes pour les divinités, les esprits ou les Ancêtres si ils interviennent pendant le rituel.
  • Le rituel. C’est tout de même utile de savoir quoi faire une fois les bougies allumées, au moins les grandes lignes, pour se laisser une marge d’intuition tout en gardant une ligne conductrice bien rassurante. Personnellement, j’écris rarement mes formules ou les choses que je dois dire, mais j’ai souvent une petite feuille où sont notées les étapes du rituel. Lorsque je dois être particulièrement précis, je garde auprès de moi les formules écrites. Je considère tout de même ce ne sont pas les jolies phrases qui vont compter le plus pour le réalisation d’un souhait.

Un minimum de planification va permettre non seulement de conditionner son esprit au rituel, mais surtout d’être beaucoup plus confiant et relaxé lors du moment M.

Trouver son « rite de toilette » :

Le « rite de toilette », c’est le petit moment où l’on se pomponne avant de pratiquer le rituel. Et là, à chacun sa façon de faire. Se purifier, se relaxer, changer de vêtement, se mettre nu, passer un peu de musique, boire de l’alcool ou se droguer, chaque personne a son rituel personnel je pense. Il a pour but de se conditionner soi-même, se détendre, se purifier avant le grand rituel. Souvent on souhaite être propre, se faire beau devant l’Univers, être purifié, avoir l’esprit clair. Ma « toilette à moi » :

  • Une bonne douche écossaise .
  • Une fumigation de tout le corps avec du Thuya (oui, encore du Thuya, un allié merveilleux, n’ayons pas peur de la redondance) ou parfois des aiguilles de Pin, quand je me sens vraiment trop ailleurs. Sans oublier la voûte plantaire et les cheveux.
  • De la musique. Sois je chante, sois je mets une musique qui me stimule (Loreena McKennitt est mon amie, beaucoup de musiques celtiques et de la folk un peu mystique (Timber Timbre ou Tasseomancy). En fait, cela dépend vraiment de l’état d’esprit du moment). La musique est assez douée pour m’emporter et déclencher énormément de choses en moi, pour stimuler assez efficacement. Quand je chante, cela me permet de me vider la tête. Donc, un outil formidable de préparation !
  • Onction de substances magiques. Encore cela dépend du rituel. Eau de mer pour les rites marins, de purification, mais aussi d’introspection, de voyage en soi-même. De terre ou d’argile pour me connecter à la Terre, d’eau bénite … Beaucoup de possibilités s’offrent à nous ! Le plus souvent, j’utilise tout de même mon huile magique à moi, composée avec mes plantes de pouvoir. J’en applique sur les parties de mon corps qui vont me servir lors du rituel : les mains car elles modèlent la magie, le cœur de là part la Volonté, le pourtour de la bouche qui récite les mots mystiques, le troisième œil pour rester alerte aux messages de l’invisible … L’onction est une phase qui me semble importante, elle permet bien sûr d’aligner son corps et son esprit avec le pouvoir de certaines matières, mais elle fait aussi se connecter l’esprit au corps (le corps me semble tout aussi crucial que l’esprit), de renouer avec lui.
  • Habillement. Soit je reste nu (mais c’est assez rare, quoi que de moins en moins), soit j’enfile des vêtements simples et noir. Je mets mon pendentif de sorcier, que je porte seulement pour les rituels pour pour certaines occasions spéciales ou rencontres fortes.
  • Un petit temps de pause. Pour souffler lentement, se centrer, faire circuler les énergies et surtout me focaliser sur mon but, pour qu’il devienne une belle flamme dans mon cœur, qui guidera mon rituel !

Et roulez manège, j’appelle mes Guides animaux, qui tous les deux abaissent mes mains dans une vague de chaleur pour me dire qu’il sont présents, je leur explique pourquoi je les appelle, puis nous créons le cercle ensemble et le rituel commence.

Ô Calypso aux belles boucles

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Hier soir, j’ai dressé un autel pour Calypso aux belle boucles, nymphe amoureuse sur son île merveilleuse. J’ai pris un peu d’eau de mer dans une fiole, en la remerciant. J’ai réuni de beaux coquillages, comme Calypso est marine, de belle roses, des fleurs de merisier. J’ai allumé les chandelles, j’ai chanté. J’ai appelé à moi la belle déesse, inspiré par le passage où elle apparait dans l’Odyssée (chant V). J’ai lu et relu cet épisode avant le rituel, pour m’imprégner. Ce moment où Hermès arrive sur l’île lointaine de la nymphe, où elle retient Ulysse prisonnier de son amour. Contrainte de laisser le héros partir, elle se résigne à la parole des Dieux Bienheureux.

J’ai fait bruler du thuya sec, comme Calypso en brule dans son foyer avec du bois de cèdre, embaumant son île entière. J’ai imploré la déesse de m’aider à faire un choix difficile, de me montrer la meilleure solution. J’ai recouvert mon corps entier d’eau de mer en priant, en me demandant par quel moyen la déesse m’enverrai une réponse. J’ai pensé au rêve, et je me suis donc couché. Mais le sommeil n’est pas venu, à minuit, je ne dormais pas. J’ai pris l’Odyssée, pour relire le chant V, et essayer de m’endormir sur l’image de l’île fleurie et formidable de Calypso. Et finalement mes yeux ont buté sur une seule phrase (que j’avais déjà lu une heure avant, sans y prendre garde), une phrase qui s’est imposé dans mon cœur et qui allait définir mon choix final. Ainsi Calypso a répondu à ma question.