Sors, ô raclure de parasite

Je profite de purifier mon appartement pour donner des petites nouvelles!
J’ai un emploi du temps assez chargé, très intenses, et pleins de projets  sur le feu, qui frémissent et font des bulles. Ça change mais ça fait du bien ! Mon appart est un repaire de sorcière très confiné, ce qui fait qu’il s’encrasse très vite, physiquement comme énergétiquement. Sommeil difficile, impression de lourdeur dans l’air, mauvaise odeur, flemme dès que je rentre à l’appart, voire ne plus avoir envie de rentrer : ce sont des petits signes qui te disent « Sorcière, ton foyer a besoin d’un coup de balai. »P1220380

J’avais du temps cet après-midi (miracle),    alors ni une, ni deux, j’ai saisi mes branches de ronces pour les plonger dans une flamme. Une fumée âcre de bois brûlé s’est dégagé dans la pièce, et j’ai pu commencer à tourner dans les pièces, dans le sens de la Lune, en récitant des prières, ou parfois en lançant des jurons, pour nettoyer l’espace. La ronce est traditionnellement brulée dans un espace pour purifier un lieu, une personne et faire partir les énergies parasites, non voulues. J’ai insisté sur ma porte, sur laquelle j’ai accroché un petit oeil de verre bleu, apotropaïque. La fumée a joué entre les poutres, s’insinuant entre les branches du bouquet de millepertuis que je laisse accroché au plafond, a léché les crânes qui sèchent et patientent sur le rebord de ma fenêtre, que j’ai récolté le week end dernier, en baie du Mont Saint Michel.

Je suis revenu quelques jours dans ma Bretagne, pour voir ma famille et mes amis, et passer un moment hyggelig. J’ai été très touché, en retournant me promener dans mes petits coins de nature habituels, que les esprits se souvenaient de moi, et semblaient content de me revoir. J’ai caressé les arbres, dont la mousse ne m’a jamais paru aussi douce et chaleureuse, le petit vent frémissait de plaisir, et les merles ont chanté. Que du plaisir ! Et en allant dans la baie, j’ai trouvé quelques ossements sympa, un crâne de mouton, encore, et un crâne de lièvre, encore recouvert de sa fourrure. Je m’occuperai de son cas dès que j’aurais deux minutes.P1220382P1220384

Les ronces se sont éteintes, et j’ai mis sur le feu un smudge de romarin. Je lui ai prié d’installer dans mon appartement des ondes bénéfiques et claires, incitant à la créativité, à la sérénité et à l’amour. Sa fumée était forte, vive et son odeur si bonne ! J’ai laissé un bol de riz blanc sur le rebord de ma fenêtre, pour les esprits de dehors

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Les petites araignées de mon appartement, avec lesquelles je cohabite dans la bonne entente n’ont évidement pas trop aimé la fumée, mais elles continuent de faire leur job : manger des moucherons, et porter chance.

Et si ce n’est pas suffisant (parce que c’est une purification assez légère), je sortirais l’artillerie lourde : le masque du Démon Paon, l’eau salée, l’encens en grain, quelques chansons de Wardrunna et la baguette ! Na !  Enfin rien que le fait que d’avoir écrit cet article prouve que la flemme a disparu.

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O Apollon doré, sois avec moi !

Période très chargée oblige, je suis très occupé, mais c’est toujours dans ces moments que je veux faire un article. Les examens, les rapports de stage, les dossiers, les concours, tout s’accumule et j’ai du mal à voir venir tout ça. Envoyez moi des ondes positives toutes minou ! Mais dans toute cette palpitation, il faut absolument que je garde l’inspiration et l’ouverture d’esprit nécéssaire pour mener à bien mes projets. Je n’ai pas arrêté de travailler avec le Laurier ces derniers temps pour travailler à cela, (et pour favoriser le succès tant qu’à faire) : je me suis créé un fétiche Laurier, une couronne de Laurier, je bois des tisanes de feuilles, je lui laisse des offrandes ( il est sous ma fenêtre ). Et aujourd’hui, j’ai appelé l’aide d’Apollon, le dieu des artistes pour qu’il m’aide et m’inspire, en lui créant un petit autel de laurier, d’une plume d’oie, de chandelle dorée consacrée sur une belle nacre. Je vous laisse les images (lomogramées comme il se doit, c’est pratique pour sauver des photos de mauvaise qualité)

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Et je voulais vous montrer sur la dernière photographie les deux petites pierres de silex, naturellement creusées au centre, que j’ai trouvé à la mer. Elles sont trop géniales, parce que les bougies s’intègrent parfaitement dedans, donc ce sont désormais des supers bougeoirs naturels en silex ! WOODS : j’ai acheté cet encens le week-end dernier au marché, je me suis fait avoir par le nom de la marque, vous vous en doutez bien. Après une première impression mauvaise, il est pas si mal finalement, il ressemble un peu au Nag Champa (que je déteste), mais je le tolère !

Sea White Magic

Un petit tour à la mer, ça revigore ! Et pas que les humains. J’ai une bague qui m’est chère, elle m’a été offerte à mes 18 ans par ma mère en Espagne. C’est une belle pierre de lune habitée d’un hypnotique reflet bleu, sertie d’argent. Je l’avais un peu laissé ces derniers temps, dans une trousse, dans le noir, et quand je l’ai retrouvé, elle était toute éteinte, toute sombre. Je n’ai pas énormément d’affinités avec les pierres, je ressens peu leur énergie, comparée aux plantes qui me parlent tout le temps. Mais avec cette pierre de lune, c’est un lien fort que nous avons. Je l’ai donc emmené à la mer avec moi. Je ne l’ai pas plongé dans l’eau, puisque l’eau salée peut dégrader les pierres, mais l’air de la mer l’a revigoré ! On pouvait sentir sa vibration, sa lueur bleue est réapparue ! Un petit bonheur.

En passant, on a ramassé une trentaine de coquilles St Jacques aux magnifiques couleurs blanches et roses que des pêcheurs ont jeté sur la plage. Ma mère veut en faire des photophores, mais j’en garde quelques unes pour purifier mes pierres et mes objets. A la maison, les coquillages grouillent et servent à tout, donc ça va surement aussi servir à poser les sachets de thé, ou comme cendrier. J’ai aussi trouvé un énorme bloc de quartz, d’une vingtaine de centimètres de large, sur lequel j’ai flashé. Je vais surement le poser sur mon autel.

Et enfin, inspiré par cette ambiance marine, en rentrant, j’ai récupéré de vieux crayons de bois. Je les ai coupé, décapé pour enlever la pellicule de couleur et piqué avec de l’encre sur chaque face, pour en faire des dés. Je les ai ensuite oints d’un baume que j’ai fait pour nourrir et protéger le bois. On voit rarement de dés en bâtons dans le commerce, mais je trouve ce format très original. J’avais vu dans une collection ce genre de dés, sculptés par les marins dans le l’os de baleine. Toujours avoir des dés sur vous permet de régler des situations subtiles : qui paye la tournée de bière ? Jouons au dés ! Qui pose cette question périlleuse au professeur d’art antique ? Jouons au dés ! Et bien d’autres encore ! Anecdotiquement, j’essaye de trouver un moyen de diviner en utilisant les dés, j’en reparlerais quand ce sera au point !

P.S. : C’est le 100ème article sur ce blog, youpi youpi !

Le bol de cendre

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Aujourd’hui, je vais parler d’un bol de terre.

Ma mère l’a fait de ses petites mains quand elle était enfant, maladroitement. Un peu d’émail et dans le four. Mes grands parents l’ont gardé pendant des années dans un placard sombre de la cuisine, jusqu’à ce que je le trouve un jour et en tombe amoureux. Il est irrégulier, cabossé et l’émail a bavé. Mais c’est là tout son charme. La cuisson a figé des couleurs noir, sienne, cendre, gris, l’émail est finement craquelé. Il est brut.

Si ce pot pouvait parler, il pourrait dire que maintes sorcelleries et charmes se sont accomplis dans son creux. C’est le bol de cendre. Celui qui recueille le feu, le charbon ardent, les choses brulées. Je l’ai déjà empli d’infusions et d’eaux bénites, mais lui est fait pour les flammes et les cendres. Il a connu cent smudges de thuya, lavande, armoise et pin. Il a supporté la chaleur des charbons ardents, où ont crépité et fumé mes encens naturels, pour les offrandes, pour la Lune ou le Soleil, pour les divinations lors des nuits sans Lunes et les moments sombres où les os devaient être jetés. Il a recueilli des plantes séchées embrasées lorsque je faisais des expériences et des essais d’encens et de poudres à bruler. Il a contenu des prières écrites sur des papiers ou des feuilles de laurier auquel j’avais mis le feu pour qu’elles parviennent aux Dieux. Des choses magiques ont brulés dans ce bol, des sacs mojos emplis d’herbes, des fils enchantés et des poupées de tissu. Et à mon avis, il en verra beaucoup d’autres. Il chauffera encore !

Il est chargé du souvenir de toutes ces choses alors même que les flammes l’ont purifié. A l’image de la cendre. Voilà pour moi un outil important, un vrai, un fidèle. C’est mon bol de cendre.

Plume de corbeau pour poussières quotidiennes

Je partage un petit rituel tout bête, que j’utilise depuis longtemps pour me purifier un peu des « poussières » accumulées dans la journée.

C’est un rituel intime, que je pratique dans ma chambre le soir, avant de me coucher. J’allume un peu d’encens, ou un smudge, je me mets nu et je me relaxe, en respirant profondément. Je prends une grande plume noire de corbeau, que je passe sur tout mon corps. Je pars de la tête, des cheveux, pour toujours descendre, en passant sur toutes les parties de mon corps. J’ai remarqué qu’en fin de journée, les mains sont terriblement chargées, de plein de petits résidus. En arrivant aux extrémités, comme les doigts et les pieds, je fouette la plume, je secoue les mains comme pour projeter de l’eau. Je passe tout mon corps sous la plume, qui bannit les énergies, en respirant lentement, et je n’oublie pas la plante des pieds (c’est pas un rituel pour les chatouilleux).
J’aime beaucoup ce petit rite, il est sentimental. En plus de se purifier, je trouve qu’il aide à se reconnecter à son corps, à redescendre, après l’effervescence d’une journée.

Ceci fait, je nettoie la plume à la fumée, ou parfois, je la jette au vent. En général, après ce rite, j’accomplis une bénédiction personnelle, un prière du soir …
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Formules magiques

The yarrow

I will pluck the yarrow fair,
That more benign shall be my face,
That more warm shall be my lips,
That more chaste shall be my speech,
Be my speech the beams of the sun,
Be my lips the sap of the strawberry

May I be an isle in the sea,
May I be a hill on the shore,
May I be a star in waning of the moon,
May I be a staff to the weak,
Wound can I every man,
Wound can no man me.

Je récite souvent cette prière ces temps-ci, comme bénédiction personnelle. Elle est tirée du Carmina Gadelica, un recueil de prières et incantations d’Ecosse et Highlands, écrit par Alexander Carmichael. Je recommande vivement ce livre, pour les gens en manque d’inspiration pour les formules. Les prières de ce livre couvrent beaucoup de domaines différents (des bénédictions de Brigit aux prières chrétiennes, des charmes pour cueillir le trèfle aux invocations favorisant une bonne chasse …) et sont vraiment magnifiques ! Elles marchent beaucoup sur la répétition de structures, de phrases, ce qui les rend très rythmées, agréable à déclamer ou à chanter. Bien que le livre soit très axé sur la religion catholique, parle beaucoup de Jesus Christ, God ou Mary Mother of the King, on trouve énormément de prières « païennes », presque animistes. Il est très facile de modifier ces formules et de les mettre à la sauce païenne pour vos charmes et rituels.
Parfois, il n’y a rien à changer, seule la Nature est évoquée, avec beaucoup de poésie. Moi qui suis plus animiste que polythéiste, cela convient parfaitement !

Les prières que j’aime le plus dans ce livre sont, comme The Yarrow, celles qui s’appuient sur des « figures de la vie de tous les jours », qui sont très imagées, même avec des images simples. Je préfère bénir par la lumière de la Lune, le miel des abeilles et l’eau du torrent plutôt qu’au nom d’une divinité. Je connais la Lune, le gout du miel, la fraicheur de la rivière, bien plus que Brigit, ou Hécate ou Mercure. Je base très rarement mes formules magiques et mes charmes sur les pouvoirs d’une divinité. Ces rares cas sont pour me guider dans mon chemin de vie, pour me protéger ou encore pour un rituel précis par exemple.

« Que mes paroles soient les rayons du soleil

Que mes lèvres soient la sève de la fraise »

Voilà exactement comment je conçois mes prières et mes chants. Ils parlent de choses simples, communes mais tout à fait magiques ! Je trouve ce genre de tournures tellement poétiques, tellement essentielles. Pour faire simple, j’ai plus de facilité à m’identifier dans des chants qui expriment la magie dans des figures naturelles et figées, dans l’absolu, plutôt que des chants basés sur une narration, un passage mythologique (il y en a pourtant de magnifiques !). C’est une question de croyance je pense. Je suis plus animiste que polythéiste.
Je travaille beaucoup sur les « formules magiques » et les sons en ce moment, j’en ai marre de bafouiller pendant mes rituels et de chercher mes mots. J’ai envie de mots qui envoient, de la beauté dans mes incantations, car ça me stimule énormément. Alors j’enquête, je définis ce qui me parle le plus. Pour l’instant, ce sont ces charmes naturels, imagés. Mais je pense que j’aurais à revenir sur ce sujet, car je vais de surprises en surprises : la plus belle formule de bannissement et d’exorcisme que j’ai entendu venait d’un extrait des Aventures de Tom Bombadil de Tolkien que m’a lu une amie sorcière !

P.S. : Vous pouvez lire gratuitement le Carmina Gadelica ici !

Charme rouge des bonnes maisons

Suite au rituel de purification que nous avons accompli dans la maison de Maud et Raphaël, je leur avait promis un beau charme pour que leur foyer soit accueillant, protégé et prospère. C’est chose faite !

J’ai décidé de faire un charme de tissu (Maud est une fine couturière, alors je me suis bien appliqué !), rempli d’herbes et de pierres correspondant à mon but. J’ai brodé en points de chainette un symbole runique composé de trois runes : Eolh, Fehu et Othel. C’est un symbole que j’ai déjà utilisé et que j’aime beaucoup. Lors de la création de ce talisman, toute mon attention était portée sur mon objectif, en visualisant l’appartement plein d’amour, de chaleur, de vie, tandis que le Thuya fumait.

J’ai fait un chapelet de sorbes séchées pour l’accrocher, car ces petites baies sont traditionnellement utilisées pour protéger un foyer. J’ai également cousu un petit grelot, qui attire les bonnes énergies en tintant (la fente se termine en petits cœurs, trop mignon !) Je suis satisfait de moi ! J’ai consacré le talisman rouge dans le Chaudron, et le voilà frétillant de magie, prêt à répandre ses pouvoirs !

To go Invisible

RavenTo go Invisible

Prends un cœur de corneille, fends-le avec un couteau à manche noir ; fais trois coupures et place un haricot noir dans chaque coupure. Ensuite plante-le et quand les haricots auront germés, places-en un dans ta bouche et dit :

« Par la vertu du cœur de Satan,

Et par la force de mon grand art,

Je désire être invisible. »

Et il en sera ainsi aussi longtemps que le haricot sera gardé en bouche.

Traduit de Legends, Charms ans Superstitions of Ireland, de Lady Wilde

Ma préparation pour un rituel

P1160495Un minimum de préparation en amont :

Je suis un vrai partisan de la spontanéité et de l’intuition. Je n’aime pas me conditionner dans des rituels tout préparés, à la virgule près, à la bougie près. Je fais en général avec ce que j’ai, donc je n’irai pas acheter de l’opoponax si je peux utiliser du local à la place. MAIS, un bon rituel nécessite un minimum de préparation. Ne serait-ce que pour savoir quand et comment le faire. Il faut prévoir le jour, la phase lunaire, les heures planétaires (personnellement je ne me suis jamais soucié de ces dernières) dans le meilleurs des cas et lorsque l’on a le temps de voir tout cela venir (il y a parfois des urgences qui n’attendent pas la pleine lune). Pour le rituel lui-même, il y a quand même quelques points qu’il faut que je prépare:

  • Le matériel, s’il y en a besoin (parfois une bougie peut suffire, et d’autres fois la liste est un peu plus élaborée. Et en général, j’ai besoin d’avoir des représentations physiques, donc il y a souvent pas mal de matériel). Penser à tout réunir (sans oublier les allumettes, ou un bol pour verser son offrande par exemple, je genre de petit oubli dont on ne se rend compte qu’au moment où il pose problème), et à la limite comme je suis terriblement étourdi, faire une check list. Penser aux offrandes pour les divinités, les esprits ou les Ancêtres si ils interviennent pendant le rituel.
  • Le rituel. C’est tout de même utile de savoir quoi faire une fois les bougies allumées, au moins les grandes lignes, pour se laisser une marge d’intuition tout en gardant une ligne conductrice bien rassurante. Personnellement, j’écris rarement mes formules ou les choses que je dois dire, mais j’ai souvent une petite feuille où sont notées les étapes du rituel. Lorsque je dois être particulièrement précis, je garde auprès de moi les formules écrites. Je considère tout de même ce ne sont pas les jolies phrases qui vont compter le plus pour le réalisation d’un souhait.

Un minimum de planification va permettre non seulement de conditionner son esprit au rituel, mais surtout d’être beaucoup plus confiant et relaxé lors du moment M.

Trouver son « rite de toilette » :

Le « rite de toilette », c’est le petit moment où l’on se pomponne avant de pratiquer le rituel. Et là, à chacun sa façon de faire. Se purifier, se relaxer, changer de vêtement, se mettre nu, passer un peu de musique, boire de l’alcool ou se droguer, chaque personne a son rituel personnel je pense. Il a pour but de se conditionner soi-même, se détendre, se purifier avant le grand rituel. Souvent on souhaite être propre, se faire beau devant l’Univers, être purifié, avoir l’esprit clair. Ma « toilette à moi » :

  • Une bonne douche écossaise .
  • Une fumigation de tout le corps avec du Thuya (oui, encore du Thuya, un allié merveilleux, n’ayons pas peur de la redondance) ou parfois des aiguilles de Pin, quand je me sens vraiment trop ailleurs. Sans oublier la voûte plantaire et les cheveux.
  • De la musique. Sois je chante, sois je mets une musique qui me stimule (Loreena McKennitt est mon amie, beaucoup de musiques celtiques et de la folk un peu mystique (Timber Timbre ou Tasseomancy). En fait, cela dépend vraiment de l’état d’esprit du moment). La musique est assez douée pour m’emporter et déclencher énormément de choses en moi, pour stimuler assez efficacement. Quand je chante, cela me permet de me vider la tête. Donc, un outil formidable de préparation !
  • Onction de substances magiques. Encore cela dépend du rituel. Eau de mer pour les rites marins, de purification, mais aussi d’introspection, de voyage en soi-même. De terre ou d’argile pour me connecter à la Terre, d’eau bénite … Beaucoup de possibilités s’offrent à nous ! Le plus souvent, j’utilise tout de même mon huile magique à moi, composée avec mes plantes de pouvoir. J’en applique sur les parties de mon corps qui vont me servir lors du rituel : les mains car elles modèlent la magie, le cœur de là part la Volonté, le pourtour de la bouche qui récite les mots mystiques, le troisième œil pour rester alerte aux messages de l’invisible … L’onction est une phase qui me semble importante, elle permet bien sûr d’aligner son corps et son esprit avec le pouvoir de certaines matières, mais elle fait aussi se connecter l’esprit au corps (le corps me semble tout aussi crucial que l’esprit), de renouer avec lui.
  • Habillement. Soit je reste nu (mais c’est assez rare, quoi que de moins en moins), soit j’enfile des vêtements simples et noir. Je mets mon pendentif de sorcier, que je porte seulement pour les rituels pour pour certaines occasions spéciales ou rencontres fortes.
  • Un petit temps de pause. Pour souffler lentement, se centrer, faire circuler les énergies et surtout me focaliser sur mon but, pour qu’il devienne une belle flamme dans mon cœur, qui guidera mon rituel !

Et roulez manège, j’appelle mes Guides animaux, qui tous les deux abaissent mes mains dans une vague de chaleur pour me dire qu’il sont présents, je leur explique pourquoi je les appelle, puis nous créons le cercle ensemble et le rituel commence.

Debout bougies, plumes, et fatras !

Aujourd’hui le soleil brille. Il brille vraiment. Le printemps est officiellement là depuis quelques jours, il pointe timidement mais aujourd’hui, il éclate. Tout commence à se réveiller, ce qui dormait dans les ténèbres froides de l’hiver commence apercevoir la lumière du jour. Les fleurs poussent, mais surtout les idées renaissent et fourmillent. C’est souvent ce qui m’arrive au retour du printemps. Les pensées se renouvellent, les idées et les nouveaux projets sortis d’on ne sait où jaillissent. Des nouveaux moyens d’appeler les esprits à moi me sont venus à l’idée, des recettes d’encens, des rituels, des sorts à essayer, des incantations sombres et rythmées … Ma tête est dans une belle ébullition créative et nouvelle ! Ça, c’est le printemps !

Et pour accueillir comme il se doit ce renouveau, il faut faire de la place, réveiller les choses qui dorment, se débarrasser de ce qui ne sert plus, rendre ce que l’on a pris et qui n’a plus d’usage. Ma chambre a subit un gros nettoyage de printemps. Bazar rangé, trié. Les vêtements ont été bougés, dépliés, ceux qui ne servent plus ont été donnés. Et aujourd’hui, c’est la commode qui a subit un traitement de choc. La commode est un vieux meuble entièrement consacré à la magie. Mon autel y trône, et ses cinq grands tiroirs abritent tout ce dont un bon petit sorcier à besoin : encens, perles, plumes, résines, pierres, poupées … Et depuis des années il n’avait pas bougé. les choses s’étaient entassées, accumulées sans aucun sens. Plein de poussières, des restes d’anciennes pratiques, de vieilles énergies brouillées … Tout ceci nécessitait donc un bon coup de pied au fesse et un réveil de toutes ces choses dont la magie a dormi tout l’hiver !

J’ai mis de la musique qui bouge, avec un « élan de vitalité » (que je retrouve dans les disques de Shakira ou Katy Perry, que oui, j’adore et j’assume), un encens de santal et je me suis lancé ! Un par un j’ai vidé les tiroirs, triés toutes ces choses magiques et curieuses que les magiciens aiment garder dans leur maison. Je jetterai dans les règles les objets magiques qui m’ont autrefois servi, je rendrai à la forêt les vieilles baguettes magiques, j’enterrerai les cristaux brisés, je placerai au fond d’une rivière les objets d’argile … Tout ceci sera abandonné pour laisser la place aux nouvelles choses que je veux et qui arriveront vite, car comme me l’a appris Egregius, mettre en valeur les vides les fait se remplir plus efficacement !

J’ai halluciné en me rendant compte de tout l’encens que je possédait, en cônes, résines, grains, bâtons … Il a prit tout un tiroir finalement ! J’ai éclaboussé les divers ossements d’une infusion de Cyprès et j’ai passé les plumes dans la fumée de Thuya pour les ranimer. Les pierres et les cristaux baigneront dans l’eau bénie pour seront ensevelies au pied d’un arbre cette nuit et les coquillages seront aspergés d’eau de mer. Tout ceci pour réveiller toutes ces choses qui sommeillent. Réveillées, elles seront plus actives quand elles me serviront pour ma magie, elles révéleront leurs pouvoirs, elles « vibreront » mieux. J’ai pu faire l’inventaire : des bougies de couleurs et blanches vont manquer, contrairement aux vertes, il reste finalement plus de Benjoin que je ne le pensais, la Terre des Neuf Carrefours s’épuise en silence …